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25, rue de Caumartin, 75009 Paris 0142654066

Le visa de vos parents, d’un proche ou d’un membre de votre famille pour une visite en France a été refusé ? Ce refus peut être contesté, mais le délai est court : 30 jours. Contactez le cabinet : 01 42 65 40 66, consultation au cabinet, par téléphone ou par écrit.

L’essentiel

  • Visa concerné : le visa de court séjour (visa « Schengen », jusqu’à 90 jours) pour une visite familiale ou privée, du tourisme ou un événement familial.
  • Premier recours obligatoire : auprès du sous-directeur des visas (ministère de l’Intérieur), dans les 30 jours suivant la notification du refus.
  • Sans réponse dans les 2 mois : le recours est considéré comme rejeté.
  • Ensuite : le tribunal administratif de Nantes, dans les 2 mois. Son jugement n’est pas susceptible d’appel (seulement d’un pourvoi en cassation).
  • Une nouvelle demande ne remplace pas le recours et ne prolonge pas le délai.
  • Coût : honoraire forfaitaire fixé dès le départ. Consultation à partir de 120 €.

Les motifs de refus les plus fréquents

Le refus prend la forme d’un formulaire où le consulat coche un ou plusieurs motifs, prévus par le « code des visas » européen (règlement (CE) n° 810/2009). Les plus fréquents pour une visite familiale :

  • « Il existe des doutes raisonnables quant à votre volonté de quitter le territoire des États membres avant l’expiration du visa » : c’est le motif le plus courant. Le consulat craint que le visiteur reste en France.
  • « Les informations communiquées pour justifier l’objet et les conditions du séjour envisagé ne sont pas fiables » : doute sur le but réel de la visite ou sur l’hébergement.
  • Ressources jugées insuffisantes pour la durée du séjour.
  • Assurance voyage absente ou insuffisante.
  • Signalement dans le système d’information Schengen (SIS) ou menace pour l’ordre public.

Comment répondre au motif « volonté de quitter le territoire »

Ce motif repose souvent sur une simple impression. Le recours doit montrer, pièces à l’appui, que le visiteur a toutes ses attaches dans son pays et un motif familial évident de venir pour une durée limitée :

  • attaches dans le pays : conjoint, enfants, frères et sœurs restés sur place, logement dont il est propriétaire ou locataire, emploi, activité ou retraite ;
  • motif de la visite : enfant ou petits-enfants établis en France (de nationalité française ou en séjour régulier), naissance, mariage, fêtes familiales ;
  • conditions du séjour : durée limitée et datée, attestation d’accueil visée par la mairie, justificatifs des ressources et du logement de la famille qui accueille (bail, avis d’impôt, fiches de paie, contrat de travail) ;
  • assurance voyage couvrant tout le séjour, avec une couverture minimale de 30 000 € pour les frais médicaux et d’hospitalisation d’urgence, et billet aller-retour ou réservation ;
  • historique de voyage : visas précédents respectés, retours dans les délais.

L’âge du visiteur, une vie entière passée dans son pays et l’impossibilité pour la famille en France de voyager souvent (travail, enfants scolarisés) sont aussi des éléments utiles.

La procédure de recours

1. Le recours préalable auprès du sous-directeur des visas (30 jours)

Depuis le 1er janvier 2023, les refus de visa de court séjour se contestent d’abord auprès du sous-directeur des visas de la Direction générale des étrangers en France, et non plus auprès de la Commission de recours. Le recours doit être formé dans les 30 jours, être motivé et rédigé en français. Il peut être formé par le demandeur, par un avocat, ou par la personne qui l’invite en France si elle justifie d’un intérêt direct (par exemple l’enfant qui accueille ses parents).

2. En l’absence de réponse

Sans réponse dans les 2 mois, le recours est rejeté implicitement. Il est possible de demander au sous-directeur des visas la communication des motifs de ce rejet, qui doivent être fournis dans le délai d’un mois (article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration).

3. Le tribunal administratif de Nantes

Le tribunal administratif de Nantes peut être saisi dans les 2 mois suivant le rejet, sans délai supplémentaire pour les personnes vivant à l’étranger. Pour un visa de court séjour, il juge en premier et dernier ressort : pas d’appel possible, seulement un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État. D’où l’importance d’un dossier complet dès le départ.

Questions fréquentes

Le visa de mes parents a été refusé pour « doute sur la volonté de quitter le territoire » : que faire ?
Former un recours auprès du sous-directeur des visas dans les 30 jours, en démontrant leurs attaches dans leur pays (conjoint, logement, famille, retraite ou activité) et le caractère familial et limité de la visite, pièces à l’appui.
Faut-il refaire une demande de visa ou faire un recours ?
Une nouvelle demande ne remplace pas le recours et ne prolonge pas le délai de 30 jours. Si le dossier initial était complet, le recours est souvent préférable. Si des pièces importantes manquaient, une nouvelle demande mieux préparée peut se justifier, éventuellement en parallèle. Un avocat vous aidera à choisir.
Mes parents ont eu plusieurs refus pour le même motif : est-ce encore possible ?
Oui. Des refus successifs pour le même motif appellent souvent un recours bien argumenté plutôt qu’une nouvelle demande identique. Chaque refus doit être contesté dans son propre délai.
Qui peut faire le recours : mes parents ou moi qui les invite ?
Le recours peut être formé par la personne qui a reçu le refus, par un avocat, ou par une personne justifiant d’un intérêt direct et certain, comme l’enfant qui les accueille en France.
Le sous-directeur des visas ne répond pas : que faire ?
Au bout de 2 mois, le silence vaut rejet. Vous pouvez demander la communication des motifs, et saisir le tribunal administratif de Nantes dans les 2 mois.
Peut-on faire appel du jugement du tribunal de Nantes ?
Non, pour un visa de court séjour le tribunal juge en dernier ressort. Seul un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État est possible.
Le cabinet peut-il intervenir alors que mes parents vivent à l’étranger ?
Oui. La procédure est entièrement écrite et le tribunal de Nantes est compétent pour tous les refus de visa. Consultation par téléphone ou par écrit, honoraire forfaitaire fixé dès le départ.

Sources officielles : Service-public.fr : Visa de court séjour Schengen (recours devant le sous-directeur des visas)

Page rédigée par Maître Raymond Cujas, avocat au Barreau de Paris, plus de 25 ans d’expérience en droit des étrangers. Octobre 2026.

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